Passer au contenu principal

ERECApluriel

Information

Quelles sont les mentions obligatoires à indiquer sur un bulletin de salaire ?

La fiche de paie est un justificatif de la rémunération que l’employeur remet au salarié. Encore appelée bulletin de salaire, elle est encadrée par le Code du travail en France. Elle indique le net imposable, les cotisations sociales, le salaire brut et le montant net à payer. Ce document est essentiel pour prouver l’emploi, réaliser les démarches administratives et calculer les droits sociaux. Il se décline en deux versions : support dématérialisé ou format papier.
Depuis le 1er juillet 2023, le montant net social compte parmi les mentions obligatoires de la fiche de paie. Il permet de calculer la prime d’activité et le RSA. Suivez les conseils des experts d’ERECApluriel pour garantir la conformité de vos documents.

 

Comment vérifier la conformité d’un bulletin de salaire ?

L’article L. 3243-1 du Code du travail assure la sécurité juridique, la transparence et la traçabilité des rémunérations. Lors du versement du salaire, il impose à l’employeur de remettre une fiche de paie au personnel concerné.
La conformité d’un bulletin de salaire exige le respect de la convention collective et des mentions obligatoires légales. Elle renforce la durabilité et la crédibilité de l’entreprise, tout en limitant les risques financiers et juridiques. Elle protège aussi les droits du salarié.
Selon l’arrêté du 25 février 2016, l’organisation des informations (ordre et regroupement) doit être respectée. Vérifiez-la mensuellement pour éviter les erreurs de rémunération, les litiges et/ou les sanctions.
Le bulletin de salaire a évolué au fil des années. Désormais, il est simplifié par le regroupement, la suppression ou l’ajout de certaines lignes et mentions. Ainsi raccourci, il est plus lisible et moins sujet à erreur. Il est également uniformisé au niveau national.

 

Les mentions obligatoires sur la fiche de paie

Les lignes et les mentions du bulletin de salaire sont regroupées sous différentes rubriques :

  • Identité de l’employeur : nom ou dénomination de l’entreprise, adresse, numéro SIRET, code APE/NA et convention collective applicable à l’employeur.
  • Identité du salarié : nom et prénom, adresse, numéro de sécurité sociale, emploi occupé et position dans l’entreprise (ouvrier, employé, agent de maîtrise, cadre…). L’ancienneté du salarié et le matricule RH sont parfois précisés par l’employeur. Dans ce cas, ils sont inscrits dans la partie haute de la fiche de paie.
  • Période de travail : dates de la période de paie, nombre d’heures effectuées (distinction heures normales / supplémentaires), jours d’absence éventuels, etc.
  • Rémunération : salaire de base, rémunération brute, montant des primes, indemnités, avance sur salaire éventuelle, avantages en nature…
  • Montant net social : il facilite les démarches auprès des organismes de prestations sociales. Il indique la rémunération nette du salarié après déduction des prélèvements sociaux obligatoires.
  • Prélèvement à la source : taux appliqué, assiette et montant de l’impôt sur le revenu prélevé.

 

Tout savoir sur les cotisations sociales

Les rubriques de cotisations sociales sont réparties selon plusieurs pôles : maladies professionnelles, accidents du travail, mutuelle complémentaire, famille, santé, etc. Citons aussi les allégements et les exonérations de charges, la retraite sécurité sociale plafonnée et déplafonnée, l’assurance maladie et le chômage.
Sur chaque ligne, l’employeur fait apparaître le montant des cotisations, le taux appliqué et l’assiette (ou base) de calcul. Cette présentation améliore la lisibilité du document et permet de vérifier la conformité des calculs.

 

Comment créer un bulletin de salaire conforme ?

Créer une fiche de paie conforme ne s’improvise pas. En effet, de nombreux éléments sont à intégrer dans le document. De plus, il est nécessaire de considérer les mentions interdites et facultatives lors de la démarche.
L’utilisation d’un logiciel performant ou l’intervention d’un expert-comptable est recommandée afin d’éviter les mauvaises surprises. D’ailleurs, cela est indispensable pour garantir l’automatisation des tâches, la précision des bulletins et la conformité légale (DSN).
DSN = Déclaration sociale nominative.

 

Les obligations de l’employeur

L’employeur est tenu de remettre un bulletin au moment du paiement du salaire. Il transmet la pièce justificative par courrier postal, en main propre ou par voie électronique (sauf si le salarié s’y oppose).
L’entreprise a l’obligation de conserver un double de chaque fiche de paie pendant 5 ans. De son côté, le salarié est libre de garder les documents pour ses droits à la retraite (aucune limitation de durée).

 

Comment lire une fiche de paie ?

La fiche de paie comprend quatre parties principales :

  • Identification (employeur et salarié).
  • Rémunération brute (salaire avant déductions).
  • Cotisations sociales patronales et salariales (URSSAF, assurance chômage, retraite complémentaire, santé…).
  • Net à payer (il s’agit du montant versé sur le compte bancaire du salarié, après impôt sur le revenu).

URSSAF = Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales.

 

Quels sont les éléments de la protection sociale ?

Les éléments liés à la protection sociale sont présentés sur le bulletin de salaire :

  • Cotisations salariales : la part de la rémunération déduite pour le financement de la sécurité sociale.
  • Cotisations patronales : les charges supportées par l’entreprise (le total versé par l’employeur doit apparaître).
  • Net imposable : la base servant au calcul de l’impôt.
  • Avantages en nature : les repas, le véhicule de fonction, etc.

Comment s’assurer de l’exactitude d’une fiche de paie ?

Chaque mois, comparez les heures travaillées (y compris supplémentaires), le taux horaire et le salaire brut avec votre contrat de travail. Vérifiez le net à payer, les cotisations sociales, les dates de congés payés et l’application correcte de la convention collective. Validez les calculs à l’aide des simulateurs de l’URSSAF.
Si vous avez le moindre doute, contactez le service RH ou l’expert-comptable de l’entreprise. Vous pouvez également solliciter l’inspection du travail.

 

Les sanctions pour l’employeur en cas d’oubli, d’erreur ou de fraude sur la fiche de paie

Un oubli ou une erreur est souvent géré à l’amiable. Ici, l’entreprise émet un nouveau bulletin de salaire et le régularise auprès des organismes compétents.
Mais, l’employeur peut être condamné à payer une amende et verser des dommages et intérêts dans les situations suivantes :

  • Non-respect de l’obligation de remise de la fiche de paie.
  • Récurrence du retard dans le versement du salaire.
  • Oubli d’une mention obligatoire.
  • Intégration d’une mention interdite.
  • Preuve de l’utilisation ou de la création d’un faux bulletin de salaire.

Le juge estime toujours la valeur de la sanction en cas de fautes répétées et prouvées. Par exemple, un retard de deux jours sur le versement d’un salaire ne suffit pas à justifier une condamnation. De même, l’envoi légèrement tardif d’une fiche de paie ne constitue pas un manquement sanctionnable.

 

La convention collective et les organismes sociaux doivent-ils être mentionnés ?

La mention de la convention collective applicable au salarié est obligatoire sur la fiche de paie. Elle permet d’identifier les règles spécifiques encadrant sa rémunération, sa classification et/ou ses droits sociaux.
Les cotisations sociales sont versées à des organismes de recouvrement spécifiques. Ceux-ci doivent être identifiables pour assurer la traçabilité des prélèvements sociaux.

 

Les mentions interdites sur le bulletin de salaire

La loi protège les droits fondamentaux du salarié. Ainsi, elle interdit l’ajout d’informations relatives à l’appartenance syndicale et l’exercice du droit de grève. Éviter l’atteinte à la vie privée et la discrimination, et assurer la neutralité du document : tels sont les objectifs.
Le bulletin de salaire reflète uniquement les cotisations sociales, les congés, les primes et les temps de travail. La rémunération liée à une fonction au sein du CSE figure sur un document séparé (à annexer à la fiche de paie).
CSE = Comité social et économique.

 

Les erreurs fréquentes à éviter lors de l’établissement d’une fiche de paie

La fiche de paie est une pièce centrale de l’entreprise, tant pour le salarié que pour l’employeur. Rien d’étonnant à ce que son établissement soit crucial. En 2015, 33 % des Français ont constaté des erreurs sur leurs bulletins de salaire. Les bévues fréquentes touchent divers éléments comme les cotisations sociales, le taux horaire, le montant net à payer, etc. Elles retardent les opérations de paiement, créent des imbroglios et ralentissent les process de l’entreprise. Faites appel à un prestataire spécialisé ou utilisez un logiciel de paie afin de minimiser les risques.

Vous avez besoin d’un audit de vos pratiques de paie ?

Nos experts ERECApluriel vous accompagnent pour sécuriser vos déclarations sociales, optimiser les coûts et garantir la sérénité de votre activité.