Les plans de financement et d’investissement sont inextricablement liés. Le plan de financement se présente sous la forme d’un tableau récapitulatif où figurent les besoins financiers d’une entreprise au moment de sa création puis sur plusieurs exercices et les ressources financières dont elle dispose. Le plan d’investissement couvre, quant à lui, une longue période : il explicite la manière et la démarche à suivre pour financer un investissement en phase avec les objectifs fixés.

Plan de financement prévisionnel et plan de financement prévisionnel

Le plan de financement fait état des besoins financiers consécutifs au lancement d’un projet. Il a trait à quatre périodes : au lancement de l’activité, il est question d’un plan de financement initial alors qu’à l’issue des trois années suivantes, on parle d’un plan de financement prévisionnel.

Le plan de financement initial : Il est indispensable pour un entrepreneur de s’assurer qu’il dispose des capitaux nécessaires pour pouvoir faire face aux dépenses que requiert la création d’une entreprise. Il devra s’assurer de l’existence d’un certain équilibre entre les besoins à financer pour le démarrage de l’activité et les ressources à sa disposition.

Les besoins initiaux incluent :

  • Les achats de toutes sortes de matériels et d’appareils ;
  • Tout ce qui a trait à l’immobilier ;
  • Les achats de licence, de brevet, de marque, de droit au bail, de fonds de commerce, les droits d’entrée pour les créations en franchise ;
  • Les dépôts et cautionnements versés ;
  • Les titres de sociétés en cas de prise de participation ou de rachat.

Les ressources financières initiales incluent les apports en capital social, les apports de l’exploitant pour les entreprises individuelles, les apports en compte courant d’associés, les emprunts souscrits et les subventions d’équipement reçus à la création.

Il est, dès lors, question d’un besoin en fonds de roulement (BFR) pour permettre à l’entreprise de financer le décalage entre les entrées et les sorties d’argent liées à l’activité.

Le plan de financement prévisionnel : Il permet de savoir si l’entreprise est en mesure de couvrir ses besoins financiers sur les exercices budgétisés (au nombre de 3 généralement). Pour ce faire, il est primordial d’identifier les besoins de l’entreprise dans un plan de financement prévisionnel. Ceux-ci ont trait aux immobilisations, à la variation du besoin en fonds de roulement, aux remboursements d’emprunts et de comptes courants d’associés et aux distributions de dividendes. Les ressources à prendre en considération dans un plan de financement prévisionnel sont les apports des associés, les emprunts contractés auprès des banques et de divers organismes compétents ainsi que la capacité d’autofinancement (CAF).

Plan d’investissement

Tout projet d’investissement invite les dirigeants d’une entreprise à s’adonner à un travail d’anticipation. Ils doivent prévoir leurs différents projets en tenant compte de l’équilibre entre les dépenses immédiates et les recettes cumulées dans le temps. La rentabilité des projets envisagés constitue le principal critère d’évaluation d’un plan d’investissement. En ce sens, il est possible de recourir à différentes méthodes : le délai de récupération du capital investi (autrement dit le retour sur investissement) ou le taux de rentabilité interne (TRI)…

Ces outils sont autant de mécanismes qui permettent à l’entreprise de juger de la rentabilité d’un projet et de la pertinence de sa stratégie. Une entreprise peut envisager différentes possibilités pour financer ses projets sur le moyen et le long terme et ce, en ayant recours à :

  • Ses fonds propres moyennant une augmentation du capital ou un autofinancement. Ce type de financement présente aussi bien des avantages (autonomie financière conservée, absence de frais financiers, augmentation du fonds de roulement) que des inconvénients (Dilution du capital, perte de pouvoir dans la gouvernance, dépendance des capacités financières des actionnaires, dépendance des résultats de l’entreprise, affaiblissement des réserves).
  • Un financement externe moyennant un emprunt, un Crédit-Bail ou une subvention d’équipement. Ce type de financement peut s’avérer avantageux dans la mesure où il assure une augmentation du fonds de roulement et qu’il garantit une déduction fiscale des intérêts. La souplesse de ce dispositif est également de nature à faciliter l’achat en fin de contrat et à réduire la charge des loyers. Néanmoins, les inconvénients du financement externe se traduisent par le paiement d’intérêt, une augmentation de l’endettement et des frais additionnels. La totalité de l’investissement risque, par ailleurs de ne pas être totalement couvert.

Les plans de financement et d’investissement sont conçus pour garantir l’équilibre financier des projets promus par l’entreprise. Ils sont capitaux dans la mesure où ils conditionnent grandement l’attribution de financements extérieurs auprès des banques et des établissements de crédits.

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