Présentation du compte de résultat

Document comptable de la plus haute importance, le compte de résultat évalue les performances réalisées par une entreprise lors d’un exercice comptable. L’ensemble des produits et des charges sont exposés de façon à ce que l’on sache si le résultat net est bénéficiaire ou déficitaire. Les variations du patrimoine, entre pertes et gains, l’attestent de façon précise. Le compte de résultat intéresse deux types de public. D’un côté, l’administration fiscale prend connaissance du bénéfice engrangé par une entreprise. De l’autre, les financeurs et les repreneurs potentiels se font une idée très claire sur les performances et la rentabilité de l’entreprise. Il faudrait, par ailleurs, faire la distinction entre le bilan comptable et le compte de résultat. Le bilan comptable rend compte du patrimoine d’une entreprise depuis sa création alors que le compte de résultat s’intéresse uniquement à un (e) exercice financier donné. Bilan comptable et compte de résultat sont deux documents qu’une entreprise se doit de publier.

Les composantes du compte de résultat

Le compte de résultat est un état financier rattaché aux comptes annuels. Il présente la formation du résultat net en regroupant l’ensemble des produits (comptes de classe 7) et des charges (comptes de classe 6). Il se répartit selon les composantes suivantes :

  • Les opérations d’exploitation : elles sont effectuées suite à la déduction des charges d’exploitation des produits d’exploitation, ce qui donne le résultat d’exploitation : baromètre qui permet de mesurer la performance de l’entreprise sur un exercice donnée en se focalisant sur son activité normale sans tenir compte des opérations financières ni des opérations exceptionnelles.
  • Les opérations financières : elles sont mesurables à la différence entre les produits financiers (revenues des titres de participation, produits de placement…) et les charges financières (intérêts sur emprunts, intérêts sur comptes courants d’associés…). C’est ainsi que l’obtient le résultat financier d’une entreprise. Le décryptage des choix effectués en matière de financement (endettement/placement) est le moyen d’y parvenir.
  • Le résultat courant : Il est obtenu au moyen de l’addition du résultat d’exploitation et du résultat financier. Il établit le degré de performance de l’entreprise.
  • Les opérations exceptionnelles : Elles ont trait aux produits (produits reçus au titre de sinistres, produits liés aux cessions d’actifs…) et aux charges (liées aux litiges, amendes…) qui ne présentent aucun lien avec l’activité normale de l’entreprise. L’existence d’éléments exceptionnels significatifs fait parfois que le résultat de l’exercice ne soit pas très pertinent.
  • L’impôt sur les bénéfices : Il figure sur le compte de résultat seulement si l’entreprise est soumise à l’impôt sur les sociétés.
  • Le résultat net (ou résultat de l’exercice) : Il est obtenu suite à l’opération suivante : (résultat courant +résultat exceptionnel) – impôt sur les bénéfices. Ce résultat est repris au bilan dans les capitaux propres.

Importance du compte de résultat

Les dirigeants d’une entreprise s’intéressent à la façon dont s’est construit le résultat d’un exercice en s’intéressant de près aux soldes intermédiaires de gestion. Elles permettent de calculer des ratios et indicateurs financiers importants comme :

  • Le taux de marge commerciale (pour les entreprises de négoce) ou taux de marge de production (pour les entreprises de production) : cet indicateur situe la performance de l’entreprise par rapport aux statistiques du secteur ou des performances enregistrées par certains concurrents. C’est un moyen qui permet d’évaluer efficacement la politique commerciale d’une entreprise.
  • La productivité du personnel : Deux ratios fournissent une appréciation objective de la productivité du personnel :
    • Valeur ajoutée/ effectif, ce qui permet de calculer la valeur ajoutée moyenne produite par un salarié permanent,
    • Charges de personnel / valeur ajoutée, ce qui permet de savoir si les charges de personnel assumées par l’entreprise génèrent une valeur ajoutée satisfaisante.
  • Le taux de frais financiers : il est calculé de la sorte : Charges financières / Excédent Brut d’Exploitation (EBE). Ce taux évalue l’équilibre entre la rentabilité et le coût du financement. L’idéal serait qu’il soit inférieur à 50%. S’il est supérieur à 50 %, cela signifierait que la moitié de la rentabilité économique de l’entreprise est absorbée par le coût de l’endettement.
  • Le taux de rentabilité des fonds propres : il est obtenu moyennant l’opération suivante : résultat net/ capitaux propres. Il mesure les gains générés par la société grâce à l’argent injecté par les associés. Cet indicateur est primordial dans la mesure où il met en exergue l’attractivité d’une entreprise. Les financeurs et les repreneurs potentiels s’intéressent à ce taux avant de se lancer dans une opération d’investissement. Il faudrait, cependant, veiller à bien identifier la formation du résultat net au préalable pour que cet indicateur demeure pertinent.

La publication du compte de résultat d’une entreprise participe à une volonté de transparence. Cette opération vise à instaurer un climat de confiance entre les composantes internes de l’entreprise (direction et personnel) mais aussi entre celle-ci et des parties externes ayant une situation d’ayants droit : administration fiscale, actionnaire, banquiers, fournisseurs, etc.

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