Présentation des amortissements

En comptabilité, il est important de prendre en considération la notion d’amortissements. Un amortissement correspond au fait qu’un bien voit sa valeur déprécier au fil des années, en raison de l’usage (usure physique) ou des progrès techniques (désuétude ou obsolescence de l’actif). Les amortissements ont donc partie liée à la valeur des immobilisations à la disposition d’une entreprise. Un amortissement a pour objectif de réactualiser l’évaluation des immobilisations à la clôture de chaque exercice obligatoire. La comptabilité d’amortissement est de ce fait obligatoire comme le stipulent certains articles de loi, comme l’article 322-1 du plan comptable général.

Amortissements applicables sur des immobilisations

Il est important de relever que les amortissements sont utilisés pour évaluer la dépréciation des différentes immobilisations d’une entreprise. Une immobilisation est amortissable à la condition que l’entreprise détermine son utilisation et sa durée d’exploitation. La création de flux trésorerie permet aux entreprises de mesurer aussi bien cette valeur que la durée.

Il existe essentiellement trois types d’immobilisations :

Les immobilisations corporelles :

Elles sont amortissables, à l’exception des terrains et des œuvres d’art. Elles englobent :

    • Les constructions, les installations générales, les agencements,
    • Les matériels et les outillages industriels,
    • Les matériels de transport, les matériels de bureau et informatique,
    • Le mobilier.

Pour les immobilisations corporelles, la durée de la dépréciation se situe entre 3 et 20 ans.

 

Les immobilisations incorporelles :

Elles qualifient les biens immatériels. Elles englobent :

    • Les brevets d’invention, les licences,
    • Les logiciels et les coûts de développement,
    • Les plateformes en ligne (sous certaines conditions),
    • Les fonds de commerce (selon des conditions particulières).

Pour les immobilisations incorporelles, il faut compter une durée moyenne de 5 ans pour la dépréciation.

 

Les immobilisations financières :

Ce sont des actifs financiers d’utilisation durable. Bien qu’ils puissent connaître une dépréciation, ils ne sont pas amortissables.

En comptabilité, la mise en service du bien marque le commencement de l’amortissement d’une immobilisation. Il s’agit, à partir de cet instant, d’un calcul qui devra être réalisé d’une année à l’autre. Le plan comptable d’une entreprise prend en considération toute détérioration ou dépréciation d’un bien. Cela se traduit par une dotation aux amortissements qui s’ajoute au résultat net de la société et qui permet de calculer la capacité d’autofinancement d’une entreprise.

 

En somme, l’amortissement comptable présente différentes fonctions :

  • Une fonction juridique : la loi reconnaît clairement que certains biens font irrémédiablement l’objet d’une dépréciation pour plusieurs motifs ;
  • Une fonction financière : les entreprises sont invitées à renouveler leurs biens et immobilisations ;
  • Une fonction économique : elle permet l’allocation du coût de détention du capital fixe.
  • Une fonction fiscale : Certaines méthodes d’amortissement engendrent une optimisation fiscale.

Méthode de calcul des amortissements

Il existe différentes méthodes pour procéder au calcul des amortissements comptables. Les plus utilisées sont l’amortissement linéaire, l’amortissement dégressif et l’amortissement variable.

  • La méthode de l’amortissement linéaire : Cette méthode étale la perte de valeur des immobilisations de façon fixe sur la durée de vie du bien (notamment la durée réelle d’utilisation selon les critères de l’entreprise.) Le calcul du taux d’amortissement prend la forme suivante : (100/ nombre d’années de la durée de vie du bien) %.

Il est important de signaler que, d’un point de vue fiscal, la méthode de l’amortissement linéaire est le mode normal d’amortissement. La règle de l’amortissement minimal requiert la mise en application de ce mode.

  • La méthode de l’amortissement variable : Cette méthode préconise d’amortir un bien en se fondant sur les unités d’œuvre qu’il consomme. On parle d’amortissement variable dans la mesure où les objets présentent des durées de vie variables selon la fréquence et la durée d’utilisation. A titre d’exemple, on tiendra compte du nombre de kilomètres parcourus pour un véhicule. Il est indispensable d’avoir une idée précise sur les unités d’œuvre dès l’origine. Elles ne peuvent faire l’objet d’une quelconque variation.
  • La méthode de l’amortissement dégressif: Cette méthode s’apparente à une forme d’avantage fiscal mis à la disposition des entreprises. Il se base sur l’application d’un coefficient fiscal au taux linéaire (ce coefficient varie de 1,25 à 2,25 selon les durées d’amortissement). Il est à noter que l’amortissement dégressif est calculé chaque année sur la valeur résiduelle de l’immobilisation et qu’il ne s’applique pas à tous les biens. Il émane de l’application du mode dégressif un complément d’amortissement qui devra être comptabilisé en amortissements dérogatoires. L’amortissement dérogatoire relève d’une méthode de calcul foncièrement fiscale.

Les amortissements permettent de constater la perte de valeur des immobilisations dont dispose une entreprise. Ces valeurs prennent essentiellement compte de la durée d’utilisation. Elles déprécient au fil des ans selon diverses méthodes de calcul des amortissements.

 

Pour toute information supplémentaire, veuillez vous adresser à l’agence ERECAPLURIEL la plus proche.