Dans la loi de finances 2021, de nombreuses mesures ont été prises dans le domaine de la fiscalité. On note notamment la mise en place d’un nouveau barème de l’impôt sur le revenu. Dans l’ensemble, ces mesures impactent positivement la fiscalité des particuliers en leur faisant bénéficier de plusieurs avantages.

Un nouveau barème applicable aux revenus de 2020

Pour l’imposition des revenus 2020, le barème progressif applicable comporte toujours 5 tranches. Toutefois, le taux de la deuxième tranche passe de 14 à 11%. On note un abaissement des seuils d’entrée dans la troisième tranche et dans la quatrième tranche, le but étant de réserver la réduction d’impôt seulement aux contribuables les plus modestes.

D’autre part, avec le nouveau barème applicable, le taux est de 0% lorsque la fraction du revenu imposable est inférieure à 10.084 €. Il est de 11% lorsque la fraction du revenu imposable est comprise entre 10.084 € et 25.710 €. Pour la fourchette de 25.710 € à 73.516, le taux est de 30%. Il passe à 41% de 73.516 € à 158.122 € et atteint 45% lorsque la fraction du revenu imposable est supérieure à 158.122 €.

Augmentation du plafonnement du quotient familial

L’avantage fiscal attaché à chaque demi-part, dans le cas général, passe de 1.567 € à 1.570 €, tout en sachant que le montant par quart de part additionnelle est de 785 €. Si vous êtes un célibataire ou un divorcé vivant seul ayant, à titre exclusif ou principal, la charge d’un enfant au moins, l’avantage généré par la part entière au titre du premier enfant à charge est limité à 3.704 €. Pour les enfants majeurs, les pensions alimentaires déductibles sont limitées à 5.959 € par enfant. En cas de taxation trop importante, il est préférable de les détacher du foyer fiscal et de leur verser une pension déductible à hauteur de 5.959 €. Sachez qu’il a été décidé d’effectuer une revalorisation identique du plafond pour l’abattement spécifique en cas de rattachement d’un enfant chargé de famille.

La hausse du plafond pour les dons prorogée

Une mesure de la loi des finances 2021 fait état de la prorogation, jusqu’au 31 décembre 2021, de la hausse à 1.000 € pour les versements en faveur d’organismes qui fournissent un repas, des soins ou une aide au logement à des personnes en difficulté. Cela s’applique également aux soutiens apportés aux établissements luttant contre les violences conjugales.

Exonération des frais de télétravail jusqu’à 550 euros

Dans le lot des avantages fiscaux de 2021, il y a l’exonération des frais de télétravail. Comme vous le savez, la crise sanitaire a favorisé le développement du télétravail, un mode de travail qui engendre des coûts supplémentaires pour les salariés, comme l’électricité, le chauffage et les équipements bureautiques. La décision prise pour amortir ces dépenses est d’exonérer l’impôt des allocations versées au salarié en 2020. Concrètement, lorsque l’employeur verse une indemnité forfaitaire au salarié afin de couvrir ces frais, celle-ci est exonérée d’impôt à hauteur de 550 € par an, soit 2,50 € maximum par jour de télétravail.

Aménagements du CITE

Sachez que le crédit d’impôt relatif aux dépenses effectuées en faveur de la transition énergétique (CITE) est remplacé par MaPrimeRénov’. Toutefois, le CITE demeure pour les dépenses des résidents français relatives aux systèmes de charge de véhicules électriques. Le crédit d’impôt est dans ce cas égal à 75% de la dépense, dans la limite de 300 € par système de charge. Le CITE reste également applicable aux dépenses engagées pour s’offrir des foyers à inserts fonctionnant avec des granulés ou des bûches, dans la limite de 600 € de crédit d’impôt.

Autres mesures prises :

Parmi les avantages fiscaux issus de la loi des finances 2021, il y a ceux découlant de la prorogation du dispositif Pinel. A ce propos, l’information révèle que ce dispositif demeurera jusqu’au 31 décembre 2024. Il sera toutefois aménagé, avec notamment une réduction progressive des taux de réduction d’impôt à partir de 2023.

Une autre mesure de la loi des finances 2021 indique la disparition progressive de la taxe d’habitation. D’abord, elle sera allégée de 30% en 2021 et atteindra 65% en 2022 avant de disparaître complètement en 2023.

A noter que la majoration du taux de réduction d’impôt en faveur des investissements PME (qui est de 25%) est maintenue jusqu’au 31 décembre 2021.

 

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