Gérer les difficultés

Ce moment difficile dans la vie d’un entrepreneur doit au mieux être appréhendé afin que les conséquences pour le chef d’entreprise ne soient pas trop brutales.

Une entreprise peut être assimilée à une personne et connaît de même plusieurs cycles : croissance, maturité et déclin. Certaines entreprises pour des raisons diverses connaissent des accidents de parcours, dont les origines peuvent être multiples, pouvant éventuellement entraîner une fin brutale. Peu importe que le contexte économique soit favorable ou non, une entreprise peut connaitre une défaillance.

Comment anticiper les difficultés ?

Les difficultés rencontrées par une entreprise peuvent être d’ordre :

  • Économique (perte de chiffres d’affaires ou de marge, charges fixes trop importantes, déséquilibre de l’exploitation) ;
  • Financière (fonds propres insuffisant pour financer le cycle d’exploitation, suppression des concours bancaires, défaillance d’un client)

Mais aussi :

  • Contentieuse (litige prud’homal ou autres) ;
  • Juridique (difficultés relationnels entre les associés).

Au delà de notre mission principale de présentation des comptes annuels, nous vous proposons des produits susceptibles de vous apporter des indicateurs précieux dans la gestion économique et financière de votre entreprise :

  • Tableau de bord (point-mort, marge, charges fixes, résultat courant) ;
  • Situation intermédiaire ;
  • Dossier de gestion complémentaire de vos comptes annuels ou de votre situation intermédiaire (ratios, tableau de financement, équilibres financiers).

Ces outils vous permettent d’être en possession de données chiffrées fiables tout au long de l’exercice social de votre entreprise. Vous n’attendez pas l’établissement des comptes annuels pour constater les éventuelles difficultés et prendre les décisions nécessaires. En effet, une prise de conscience trop tardive peut s’avérer fatale à l’entreprise.

Comment faire face aux difficultés ?

Lorsque l’entreprise a connaissance de difficultés existantes ou à venir, il est nécessaire d’établir un diagnostic permettant de déterminer leurs importances relatives et de déterminer un plan d’action pour y remédier.

La résolution de certaines difficultés peut être rapide et nous pouvons vous accompagner dans leur mise en oeuvre :

  • Rendez-vous avec votre banquier pour renégociation de concours bancaires ou d’emprunts ;
  • Étalement des dettes fournisseurs, sociales ou fiscales ;
  • Recherche de financements complémentaires ;
  • Assistance en cas de contentieux (litiges prud’homaux ou autres) ;
  • Concertation entre associés en cas de litiges.

Toutefois, il peut arriver que les difficultés rencontrées soient trop importantes pour être réglées sans avoir recours à une procédure auprès des Tribunaux de Commerce ou de Grande Instance.

Quelles solutions trouver ?

Le législateur a mis en place une série de mesures destinées à renforcer la prévention, à assurer un meilleur équilibre entre les intérêts de chacun, mais aussi à assurer les moyens de reprise durable des entreprises en difficulté. On distingue deux sortes de procédures, les procédures amiables et les procédures collectives, qui permettent de traiter crescendo les difficultés rencontrées par les entreprises:

  1. Les procédures amiables recouvrent :
    • le mandat ad’hoc
    • la conciliation
  2. Les procédures collectives correspondent quant à elles à
    • la sauvegarde
    • le redressement judiciaire
    • la liquidation judiciaire

Dans tous les cas, le choix de la procédure de départ est primordial et conditionne le succès du rétablissement. En effet il est possible selon la nature des problèmes ou l’évolution de la situation de passer d’une procédure à l’autre si le choix premier a été correctement effectué, alors même que si au départ, un choix erroné a été fait, cela n’est plus possible.

D’autre part, la possibilité de pouvoir accéder à certaines procédures reste subordonnée au respect de certaines contraintes, notamment :

  • Un montant de dettes limité ;
  • Une absence de cessation des paiements.

En outre, le choix de la procédure n’est pas sans incidence sur :

  • La capacité du dirigeant à conserver seul son pouvoir de direction ;
  • L’implication personnelle du dirigeant (levée des cautions, mise en responsabilité) ;
  • La confidentialité de la procédure.

En résumé, la procédure choisie est d’autant moins contraignante pour l’entreprise et ses dirigeants qu’elle a été préparée et que les difficultés ont été anticipées.

Bien entendu, nos équipes sont présentes pour vous accompagner tant dans le choix de la procédure que dans le suivi de votre dossier une fois cette dernière engagée aux fins de pouvoir fournir, aux organes de la procédure ou aux tiers, les éléments nécessaires leur permettant de se forger une opinion sur les capacités de l’entreprise à se redresser.